mer.
29
juil.
21H00
DANIEL ZIMMERMANN
Snapshots
Plutôt que de verser dans la désespérance en proposant à l’auditeur une corde pour se pendre, Daniel Zimmermann lui offre l’occasion de le faire, mais avec amusement. Ainsi, il se moque des vains refuges édifiés par les puissants ("My Little Sweet NZ Bunker"), vilipende la fabrique de la pensée unique ("Les maximiseurs de Π"), adapte au français et chante en crooner désabusé le très actuel "Stop This World" de Mose Allison… Sur un mode plus tendre, il s’attache également aux répercussions de cette évolution sur la sphère de l’intime, à travers le refuge dans des cocons ("Notre île"), ou la psychiatrisation des adolescents ("Come Home"). Et puis, des moments de fatalisme ("C’est comme ça c’est la vie") naissent aussi le lâcher prise, le désir d’évasion ("Papillon", "Yellow Moon" des Neville Brothers), ainsi que la volonté de profiter du temps présent, et ses dilemmes ("le Mieux et le Bien").
Avec à la basse électrique Élise Blanchard, transfuge pop au son vintage, Daniel Zimmermann convoque ses fidèles compagnons : l’incandescent Julien Charlet à la batterie et Pierre Durand à la guitare. Ensemble, ils signent un disque avant tout conçu comme un recueil de compositions, avec un son et une production qui font la part belle aux aspérités.
Daniel Zimmermann trombone et arrangements • Pierre Durand guitare • Elise Blanchard basse • Julien Charlet batterie